Et si c’était en étant soi-même qu’on était le plus convaincant ?

On passe  beaucoup de temps chaque jour qui passe, à chercher à convaincre. Que ce soit dans notre vue privée ou dans notre vie professionnelle, il y a toujours quelqu'un à convaincre ! Vous avez remarqué ? Trouver les bons arguments ; avoir la bonne posture ; maîtriser les bons mots ; trouver la bonne […]

Corinne Blanc Faugère

Le 01/10/2026

Lire plus

On passe  beaucoup de temps chaque jour qui passe, à chercher à convaincre.
Que ce soit dans notre vue privée ou dans notre vie professionnelle, il y a toujours quelqu’un à convaincre !
Vous avez remarqué ?

Trouver les bons arguments ; avoir la bonne posture ; maîtriser les bons mots ; trouver la bonne intonation ; donner la bonne image…

Et si, à force de vouloir trouver la “bonne” manière de convaincre, nous passions à côté de l’essentiel ? Et si ce qui convainquait le plus, c’était simplement… d’être soi, vrai et authentique ?

Attention : être soi ne signifie pas tout dire, tout montrer, ni parler sans filtre.
Cela signifie quelque chose de beaucoup plus subtil : ne pas se sentir obligé de jouer un personnage pour être crédible.

Convaincre n’est pas jouer un rôle !

Nous avons tous appris, à un moment ou à un autre, à nous adapter. Oui, mais parfois trop !
Le but n’est pas de n’exister uniquement dans le regard de l’autre pour décrocher en permanence son approbation… Sa reconnaissance… Ou encore son estime.

Pourtant, à l’école ; dans notre famille. dans notre vie professionnelle et dans toutes nos relations, nous avons appris à faire « comme il faut » : à paraître sûr de nous quand nous doutions ; à sourire quand nous étions contrariés ; à prendre une posture d’autorité quand nous avions peur de ne pas être légitimes ; ou encore à chercher la formule parfaite pour donner une bonne impression.

Et parfois, cela fonctionne…. Oui ! Bien sûr… Mais seulement jusqu’à un certain point. et à quel prix, parfois ?

Parce qu’une personne peut parfaitement maîtriser son discours et pourtant laisser une impression étrange, car quelque chose ne colle pas. Les mots disent une chose, le corps en raconte une autre, et la voix en suggère une troisième.

Et notre interlocuteur, consciemment ou non, perçoit cette dissonance.

La conviction commence là où la représentation s’arrête !

J’en parle de façon très détaillée et outillée dans mon dernier livre “Maîtrisez l’art de convaincre sans manipuler !” publié aux éditions Leduc (Albin Michel)

Ce qui rend quelqu’un convaincant n’est pas nécessairement son assurance.

C’est souvent sa cohérence… ey ce que l’on appelle communément en éloquence : la congruence : la cohérence entre ce qu’il pense, ce qu’il dit, ce qu’il ressent et la manière dont il l’incarne.

C’est ce qui donne cette impression de confiance et de congruence est difficile à définir, mais notre interlocuteur se dit :

  • « Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je le crois. Cette personne j’ai envie de l’écouter, de lui faire confiance et de la suivre »

Parce que, chez vous, il n’y aura pas de surjeu. Pas de masque. Pas de tentative visible pour obtenir notre adhésion.µ
Il y a simplement quelqu’un qui assume suffisamment ce qu’il est pour ne pas avoir besoin de fabriquer autre chose.

Être soi ne dispense pas de travailler sa communication…

Et c’est là que se trouve le paradoxe. Être soi-même ne signifie pas rester exactement comme on est, sinon, pourquoi apprendre à mieux communiquer ? ;oP

Pourquoi travailler sa répartie, son éloquence, sa posture, son écoute ou sa capacité à argumenter ?
Parce que le travail n’est pas de devenir quelqu’un d’autre, il est de devenir davantage capable d’exprimer qui l’on est, notre vision du monde, notre “valeur ajoutée”, notre expertise, ou du moins, nos compétences…

-Une voix peut être travaillée sans être artificielle.
-Une posture peut être ajustée sans devenir théâtrale.
-Un discours peut être structuré sans perdre sa spontanéité.
-Une répartie peut être préparée sans être fausse.

La compétence ne tue pas l’authenticité… Elle peut au contraire lui donner davantage de place.

Le “vrai” charisme n’est peut-être pas là où on le cherche !?

Nous associons souvent le charisme à une personnalité forte, extravertie, brillante ou particulièrement à l’aise à l’oral. Pourtant, certaines personnes très charismatiques ne cherchent absolument pas à occuper tout l’espace. Elles sont simplement présentes, elles savent qui elles sont…. Elles n’ont pas besoin de surenchérir. Elles sont capable de s’affirmer sereinement et de reconnaître qu’elles ne savent pas, dire qu’elles se sont trompées, ou encore prendre le temps de réfléchir avant de s’exprimer un désaccord sans écraser l’autre.

Et paradoxalement, cette liberté là, peut leur donner beaucoup plus d’impact, parce qu’elles ne cherchent plus désespérément à convaincre.

Elles donnent envie d’être écouter.

Et si la question n’était donc plus : « Comment puis-je convaincre ? »

Mais plutôt : « Qu’est-ce qui, chez moi, mérite d’être entendu ? »

La nuance est considérable, vous ne trouvez pas !?.

Dans le premier cas, je cherche une technique pour obtenir quelque chose de l’autre. Dans le second, je cherche à mieux faire entendre ce que j’ai réellement à apporter.

Et c’est précisément là que la conviction peut devenir relationnelle. Parce que convaincre sans manipuler, ce n’est pas prendre le pouvoir sur l’autre, c’est créer suffisamment de clarté, de cohérence et de confiance pour que l’autre puisse se faire sa propre idée.

Mon conseil d’expert :

Avant de chercher à améliorer votre façon de convaincre, observez-vous.
Qu’est-ce que vous faites lorsque vous voulez absolument convaincre ?

Est-ce que vous parlez davantage ?
Est-ce que vous cherchez à avoir le dernier mot ?
Est-ce que vous vous justifiez ?
Est-ce que vous adoptez une posture qui n’est pas vraiment la vôtre ?
Ou, au contraire, êtes-vous capable de rester pleinement vous-même, même lorsque votre interlocuteur n’est pas immédiatement d’accord ?

Votre pouvoir de conviction ne se trouve peut-être pas dans ce que vous pourriez ajouter… Il se trouve peut-être dans tout ce que vous pourriez arrêter de jouer.

Parce qu’au fond, la question n’est peut-être pas de savoir comment devenir plus convaincant, mais plutôt de découvrir qui vous êtes lorsque vous n’essayez plus de le devenir… Une nuance qui me parait être essentielle, car c’est souvent à cet endroit-là que commence le véritable impact relationnel.

Si vous vous sentez concerné par ce sujet de “convaincre”, parlons-en ?

Un entretien découverte de 30 min, que je vous offre, pourrait être le moyen de savoir si je pourrai vous aider dans vos besoins actuels et la situation que vous traversez.

Et merci chaleureusement à vous par avance, de votre soutien en repartageant cet article à vos connaissances qui pourraient en avoir besoin 😉

A très bientôt pour des aventures toujours + humaines ✨

Corinne Blanc Faugère

2 Commentaires

  1. Carlotta

    Excellent cet article… Il nous aide à prendre une belle hauteur 🙂

    Merci beaucoup pour ce sujet traité avec une authenticité qui vous ressemble Corinne.

    A bientôt !

    Reply
    • Corinne Blanc Faugère

      Bonjour Carlotta,

      Comment allez-vous ?
      Merci infiniment pour votre contribution si chaleureuse qui fait du bien au cœur 🙂

      A bientôt avec joie.

      Bien à vous,

      Corinne Blanc-Faugère ✨

Envoyer un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Marketing de Soi 2.0 - Corinne Blanc-Faugère

Chez nous Humain Digital, nous respectons nos lecteurs, 

et votre adresse Email ne sera ni vendue, ni échangée.

Merci pour votre inscription !

Partagez
Partagez
Tweetez